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A la découverte de personnes inspirantes

Du potager familial à l’entrepreneuriat agricole, l’engagement de Mauricette Quenum pour la sécurité alimentaire

Découvrez l'univers passionnant de Mauricette Hilaria Quenum, agronome et entrepreneure, qui, animée par la volonté de lutter contre l'insécurité alimentaire au Bénin, a co-créé AGRIV Africa. À travers cette interview, plongez dans son parcours audacieux, entre entrepreneuriat agricole, défis financiers, et persévérance pour offrir des produits sains et de qualité.

Magazine 30.02 : Après votre diplôme universitaire, vous auriez pu devenir fonctionnaire, employée dans une entreprise privée ou une Organisation internationale mais vous avez opté pour l’entrepreneuriat. Pourquoi ce choix ?

Mauricette Quenum : Depuis mon enfance, notre maison abritait un potager familial et j’adorais participer à toutes les petites tâches, que ce soit nourrir les animaux ou faire l’arrosage. En réalité, c’était devenu un peu comme ma case à poupée. J’aimais vraiment cet environnement où je passais la plupart de mon temps. C’est donc cet amour que j’avais pour le monde du vivant qui a influencé mon choix de filière après l’obtention de mon baccalauréat. D’où mon orientation vers l’agronomie.

Une fois ma licence en poche, j’ai co-fondé l’entreprise AGRIV Africa en 2019 avec un collègue agronome. Ma motivation derrière cette initiative est liée à mon ambition de contribuer à la sécurité alimentaire du Bénin. Malgré le potentiel considérable de terres cultivables dans le pays, une grande partie reste inexploitée. Les statistiques indiquent que seulement 25% de ces terres sont utilisées, alors que de nombreux jeunes font face au chômage. Mon objectif est d’apporter ma modeste contribution pour exploiter ce potentiel et offrir des opportunités d’emploi aux jeunes.

M.30.02 : Comment avez-vous réussi à mobiliser le capital de départ ?

M.Q. : En matière de financement, surtout pour lancer un projet agricole, cela nécessite beaucoup de ressources financières, notamment pour mettre en place un système d’irrigation, développer les infrastructures, prendre en charge l’alimentation des animaux et gérer la masse salariale, entre autres. Nous avons débuté avec les modestes fonds dont nous disposions (environ 150 mille francs Cfa), en utilisant nos propres ressources. Malgré nos multiples démarches pour attirer l’attention, nous n’avons jamais bénéficié de financement extérieur. Nous avons dû compter sur les bénéfices générés par l’entreprise et sur toutes les activités que nous faisions pour faire fonctionner la ferme.

M.30.02 : Comment parvenez-vous à concilier l’agriculture et l’élevage ?

M.Q. : J’ai précédemment mentionné les difficultés liées à la mise en place d’une ferme agricole, surtout en raison des coûts élevés. Nous avons réellement débuté en proposant des services de consultation que nous continuons à faire. Ces services visent à accompagner les novices du domaine agricole et ceux qui ont besoin d’assistance de techniciens spécialisés dans le suivi de leurs fermes. Nous accompagnons également ceux qui n’ont pas encore de ferme mais qui aspirent à mettre en place des projets agricoles, en les guidant depuis la rédaction du projet agricole jusqu’à la mise en œuvre.

Ainsi, au début, cette activité de consultation nous a permis de mettre de côté un capital de démarrage pour notre propre projet. Lorsque nous avons commencé, nous avons initié les deux activités simultanément. Nous sommes aussi bien dans la production animale que dans la production végétale.

En ce qui concerne la production végétale, nous faisons le maraîchage, la production des légumes en général (laitue, choux, concombre, et autres). Nous sommes également dans les cultures grand champ que nous pratiquons sur trois hectares à Kétou. Là-bas, nous cultivons des cultures saisonnières comme le maïs, le manioc, le soja, le niébé, et autres. Du côté de la production animale, notre élevage phare est celui des lapins. En plus de cela, nous faisons également l’élevage de poulets et de dindes.

M.30.02 : Produire est une chose et vendre en est une autre. Avez-vous aujourd’hui un circuit de distribution pour l’écoulement de vos produits ?

M.Q. : Actuellement, nos produits sont principalement destinés aux revendeurs. Ce qui constitue un problème pour nous parce qu’ils profitent plus de la marge bénéficiaire lorsque nous procédons de la sorte. C’est donc un aspect sur lequel nous travaillons activement. Nous envisageons mettre en place des mini-points de vente dans diverses localités (Abomey-Calavi, Cotonou, Porto-Novo) afin d’être plus proche de notre clientèle. Encore une fois, les contraintes financières limitent actuellement la concrétisation de ce projet. Mais, nous espérons concrétiser cela très prochainement par la grâce de Dieu.

M.30.02 : Vous pratiquez l’élevage et l’agriculture. Quel type de fiente utilisez-vous pour la production agricole ?

M.Q. : Comme je vous l’ai mentionné, nous élevons des lapins et des poulets. Actuellement, nous utilisons principalement les déjections de poulets pour fertiliser nos cultures. Nous évitons l’utilisation de produits chimiques, c’est une pratique que nous excluons complètement. Vous pouvez le constater par vous-même. Nous effectuons un entretien quotidien et utilisons les déjections collectées comme engrais. Cela nous permet de fertiliser nos cultures, et toute notre agriculture repose sur l’utilisation exclusive des déjections d’animaux que nous élevons.

M.30.02 : Comment parvenez-vous à vous démarquer de la concurrence ?

M.Q. : Je peux vous assurer que nous faisons une production saine et nous n’hésitons jamais à recevoir des visites. Lorsque des clients souhaitent venir directement à la ferme pour voir nos activités, voire même assister à notre travail parfois, nous sommes ouverts à cela. Nous n’avons rien à cacher, et nous montrons volontiers la façon dont nous produisons.

Nos clients savent ainsi que nous proposons des produits véritablement sains et de qualité. En ce qui concerne la viande, par exemple, la plupart des gens abattent les animaux et conservent la viande dans des congélateurs avant de les vendre. Nous ne procédons pas ainsi. Lorsque vous commandez de la viande chez nous, nous abattons l’animal au moment même de la commande, offrant ainsi des produits frais. Nous attachons une grande importance à la santé du consommateur, c’est pourquoi nous privilégions cette approche.

M.30.02 : Sur ce parcours, quels ont été vos défis et réussites ?

M.Q. : En matière de défis, les moyens financiers représentent une véritable problématique. Actuellement, plusieurs projets sont en attente en raison de ces contraintes financières. J’ai évoqué plus tôt l’idée des mini-points de vente que nous envisageons implanter dans différentes régions du Bénin. Cependant, ce projet demeure en suspens en raison des limitations financières.

Par ailleurs, je partageais également mon ambition de lutter contre l’insécurité alimentaire. Actuellement, je forme une dizaine de jeunes femmes dans ce domaine, ici à Calavi. Cependant, elles rencontrent des difficultés, notamment pour s’installer, principalement en raison des contraintes financières.

Ces jeunes femmes font face à des problèmes liés à l’installation et au marché. Même avec les mini-points de vente que je prévois mettre en place, elles auront besoin de ressources pour se procurer les produits et les exposer. Cela leur permettrait de contribuer à la lutte contre l’insécurité alimentaire que je mène.

M.30.02 : Comment comptez-vous relever le défi de la sécurité alimentaire ?

M.Q. : Certes, les produits locaux sont parfois plus chers, mais c’est surtout en raison de certaines personnes qui appliquent des marges bénéficiaires élevées. Cela crée parfois l’impression que les produits locaux sont inabordables. Pour notre part, nous ne cherchons pas à réaliser d’importants bénéfices. Notre objectif est de rendre nos produits accessibles à tous en limitant la marge bénéficiaire sur nos ventes. De plus, d’ici la fin de 2024, nous anticipons la suppression des importations de produits congelés. Cette évolution représente déjà une opportunité significative pour notre activité.

M.30.02 : Quelles démarches entreprenez-vous pour obtenir le capital nécessaire pour votre expansion ?

M.Q. : Actuellement, il existe plusieurs projets visant à financer les entreprises agricoles. Cependant, l’accès à ces financements est assez difficile. Ces projets comme FNDA exigent des garanties que les startups et les entreprises naissantes comme la nôtre ne possèdent pas forcément. Nous n’avons pas toujours la possibilité de fournir des garanties telles que des terrains pour obtenir ce type de financement. Donc, de ce côté-là, nous rencontrons quelques difficultés.

M.30.02 : Est-ce que vous sollicitez des investisseurs privés pour obtenir du financement?

 

M.Q. : Comme je vous l’ai mentionné, nous avons entrepris plusieurs démarches pour nous faire remarquer. Cependant, jusqu’à présent, nous n’avons jamais obtenu de financement de la part de qui que ce soit malgré nos multiples démarches.

M.30.02 : Avez-vous mis en place une stratégie pour identifier et collaborer avec des particuliers ?

M.Q. : Les stratégies que nous mettons en place dans ce domaine impliquent principalement la publication régulière sur les réseaux sociaux tels que Facebook, Instagram, et d’autres. Nous recevons des retours positifs de personnes intéressées qui nous félicitent pour notre travail. Cependant, étant donné que notre domaine d’activité est traditionnellement associé aux hommes, en tant que femme, il faut souvent travailler deux fois plus pour gagner la confiance des investisseurs potentiels.

Nous constatons une certaine réticence de la part des gens à confier leur argent à une femme évoluant dans ce domaine. Ils peuvent se demander si une femme sera capable de mener à bien le projet et de garantir le retour sur investissement. C’est un défi que je m’efforce de surmonter chaque jour. Actuellement, les consultations que nous avons sont principalement basées sur des recommandations, ce qui signifie que ceux qui me connaissent déjà recommandent nos services.

Sur les réseaux sociaux, il peut être difficile pour ceux qui ne me connaissent pas directement d’avoir une confiance immédiate. C’est le véritable problème auquel nous faisons face.

M.30.02 : Auriez-vous, pour conclure cet entretien, un appel à lancer à l’endroit de potentiels investisseurs ?

M.Q. : Je souhaite adresser un message aux jeunes, en particulier aux jeunes femmes qui sont très peu représentées dans notre domaine d’activité. Les préjugés et les mythes entourant ce secteur peuvent décourager, mais l’agronomie va bien au-delà des stéréotypes. Il est temps de briser ces mythes et de reconnaître l’importance cruciale des agronomes dans notre société. Les défis ne manquent pas, mais ce sont des opportunités d’apprendre et de progresser. Je les encourage à embrasser l’agronomie, à être persévérants, volontaires et courageux. Ensemble, nous pouvons contribuer à la réduction de l’insécurité alimentaire, un objectif qui me tient vraiment à cœur.

Qui est Mauricette Hilaria Quenum ?

Agronome de formation, elle a fait une Licence en sciences et techniques de production végétale et un Master en nutrition humaine et sécurité alimentaire. En plus de sa formation dans le domaine, elle est également entrepreneur agricole. Elle a co-créé une entreprise agricole dénommée AGRIV Africa. Donc c’est un peu ce que je fais dans le domaine dont je suis une réelle passionnée.

Ruddy WHANDENON

Rédacteur

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